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Dunkerque : Les informations du magazine Première

Le 1er mars est sorti le numéro de mars-avril du magazine Première. En exclusivité mondiale, une interview du réalisateur Christopher Nolan sur son dixième film : Dunkerque. Voici un résumé des choses à retenir.

 

 L'idée de départ : la frustration

C'est suite à la lecture d'un recueil de témoignages sur Dunkerque conseillé par sa femme que Christopher Nolan a décidé de faire un film sur l'opération Dynamo. C'est plus précisément la vision des soldats massés sur la jetée, coincés sur le môle, attendant que l'on vienne les chercher, qui a poursuivi le réalisateur. Tel un cauchemar ou l'on court pour échapper au danger, mais ou on n'arrive plus à bouger et à fuir. C'est ce sentiment de frustration que le Christopher Nolan a souhaité faire ressentir dans Dunkerque. Selon les mots d'Emma Thomas, femme du réalisateur et productrice du film :

L'opération Dynamo fut à la fois une victoire et une défaite et c'est cette contradiction qui rend le sujet passionnant.

Trois points de vue

Christopher Nolan souhaitait raconter l'histoire de Dunkerque de trois point de vue différents : l'air (Tom Hardy), la terre (Fionn Whitehead, Harry Styles et Aneurin Barnard) et la mer (Cillian Murphy et Mark Rylance). En fonction du lieu ou se trouvaient les soldats, le temps passé n'était pas le même : sur la plage, des soldats sont restés une semaine; la traversée en mer durait au maximum une journée; un aller-retour depuis la Grande-Bretagne en Spitfire (avion chasseur) mettait une heure. Pour raconter l'histoire selon ces trois points de vue, les strates temporelles ont due être mélangées. En résulte une structure complexe même si l'histoire est simple.

Authentique et sans artifices

Contrairement aux précédents films du réalisateur, où des éléments de science fiction, de rêve ou de magie pouvaient être présents, Dunkerque sera fidèle à ce qui s'est réellement passé en mai 1940. Selon le directeur de la photographie, Hoyte Van Hoytema, Christopher Nolan voulait tourner sur les lieux de l'action et respecter ces lieux, toujours dans le but retrouver l'authenticité et la tension qui devait régner sur place.

Dunkerque sera fidèle aux événements, à la réalité de l'histoire et à celle des lieux.

Faut-il pour autant s'attendre à un film de guerre classique ? Non : contrairement à, par exemple, Il faut sauver le soldat Ryan, Dunkerque ne jouera pas sur la peur physique, mais sur une peur plus intellectuelle. Christopher Nolan cite beaucoup de films tels que Intolérence, L'Aurore, Les Rapaces ou encore Le Salaire de la peur pour le storytelling. Mais il a également revu des films muets pour la mise en scène et la manière dont les figurants bougent et évoluent. Dunkerque sera un film avec peu de dialogues, l'histoire passera d'abord par les images. Christopher Nolan souhaitait s'affranchir au maximum des outils Hollywoodiens. Selon ses propres termes :

Ce sera mon film le plus expérimental.

Ceci est bien sur un résumé, pour l'interview complète, procurez-vous le magazine dans votre kiosque préféré.

Dunkerque sortira le 19 juillet prochain en France.